L’attente fut longue ! Après des mois de fuites et rumeurs, Canon a enfin dévoilé, en fin d’année dernière, le successeur de son best-seller EOS R6 Mark II.
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S’apparentant à une mise à jour prudente sans grands enjeux esthétiques, cette troisième monture met l’accent sur la technique en se focalisant sur l’essentiel : un capteur plus défini, un buffer doublé et une partie vidéo généreuse. Cet ensemble intrigant sera-t-il suffisant pour venir concurrencer Nikon et sa gamme plein formats 2025 ou le nouveau Sony A7 V ? Découvrons ça dans ce test complet du nouvel appareil photo hybride de Canon, l’EOS R6 Mark III.
Canon EOS R6 Mark IIIFiche technique
| Modèle | Canon EOS R6 Mark III |
|---|---|
| Type d’appareil | Hybride |
| Format du capteur | Full Frame |
| Résolution capteur | 34,2 Mpx |
| Stabilisateur d’image | Mécanique |
| Définition enregistrement vidéo | 7K @ 60p |
| AF-S | 40 FPS |
| Écran orientable | Oui |
| Poids | 609 g |
| Fiche produit |
Ce test a été réalisé à l’aide d’un appareil photo prêté par le constructeur.
Canon EOS R6 Mark IIIDesign et ergonomie : Pas de surprise
S’il y a bien un point sur lequel on pouvait s’accorder, c’est sur le fait qu’on avait peu de choses à redire à l’ergonomie du dernier R6 Mark II. Et c’est tant mieux, car, pour cette nouvelle édition, Canon a fait le choix de ne pas revenir sur cette dernière en reprenant trait pour trait son ancien boîtier à un petit gramme près. Avec 138,4 x 98,8 x 88,3 mm, on ne pourra les différencier sur la fiche technique que par la perte d’un gramme, amenant l’ensemble boîtier batterie carte mémoire à 699 g.

En comparaison, on obtient un ensemble relativement proche de son concurrent de chez Nikon, le Z6 III, et ses 139 x 102 x 74 mm pour 670 g, ce dernier conservant un léger avantage de compacité grâce à la nouvelle poignée repensée de Nikon. Sans grande surprise donc, les sensations en main ne varient que très peu, voire pas du tout vis-à-vis de son prédécesseur. Toujours bien équilibré en main, la poignée garde ses avantages ergonomiques même lors des prises de vues à main levée, accompagnées de focales courtes à mi-longues.

Pour ce qui est de la face arrière du boîtier, le repose-pouce est toujours bien creusé (bien que le pouce ait la fâcheuse tendance à se reposer sur le bouton AF-On) tandis que les différentes molettes, roue PSAM — ou plutôt Tv, Av, P et M chez Canon — et boutons demeurent accessibles.

On notera que les niveaux de résistance des molettes sont toujours très satisfaisants, permettant d’éviter de modifier ses réglages par inadvertance. Absence de changements ergonomiques oblige, la manipulation conserve tous ses points forts sur cette nouvelle monture.
Idem pour ce qui est des matériaux, ce nouveau boîtier conserve un alliage de magnésium couplé à un châssis avec des composants en polycarbonate. Chose étonnante cependant, nous avons noté lors de notre essai, une sensation de grip moins agréable ainsi qu’une sensation plus plastique en main que celle que l’on retrouve désormais chez Nikon ou d’autres constructeurs. Un point étonnant tant Canon a toujours été presque irréprochable dans ses sensations ergonomiques depuis des années, un léger manque d’innovation de ce côté qui commence très doucement à se faire ressentir.
Du côté de la tropicalisation, le nouvel EOS R6 Mark III est, à l’instar de son ancêtre, résistant à la poussière et à l’humidité. Rappelons toutefois que ces garanties de résistance ne sont pas équivalentes aux certifications IP que l’on retrouve sur nos smartphones et que la présence du protège-griffe est fortement recommandée par les constructeurs afin d’éviter les infiltrations d’eau ou poussières dans l’appareil.

Pour la partie connectique, les nouveautés sont multiples. On retrouve sur la partie gauche un port USB-C 3.2 GEN 2 (permettant la recharge) ainsi qu’un port HDMI out type A, remplaçant le micro-HDMI de son aîné. Les ports micro et casque sont toujours présents, cette fois accompagnés d’un port Jack 2,5 mm pour télécommande.

En plus de ces changements, un double slot comprenant SD UHS-II et CF Express Type B fait son apparition sur la partie droite de l’appareil, permettant des captations vidéo à haute résolution et plus de flexibilité — une première dans cette gamme de boîtiers hybrides chez Canon. On notera toutefois que la trappe est assez difficile à ouvrir, élément qui ne nous avait pourtant pas gênés sur le Mark II.

Du côté de la batterie, on retrouve sous le boîtier une lithium-ion rechargeable LP-E6P fournie ainsi qu’un port USB-C. Comme sur la majorité des boîtiers lancés désormais sur le marché, la recharge de la batterie se fera via le port USB-C de l’appareil, bien qu’un chargeur externe puisse être acheté séparément. Rétro compatible avec les anciens modèles de batteries au prix de quelques concessions techniques, le R6 Mark III ne bénéficiera néanmoins pas de la capacité d’alimentation directe par USB-C. Un point regrettable pour la section vidéo mise en avant par le constructeur.
Canon EOS R6 Mark IIIVisée : Du confort sans révolution
Équipée du même viseur OLED de 0,5 pouce pour 3,69 Mpx que le EOS R6 mark II, la nouvelle monture bénéficie une fois encore de sensations comparables, avec une belle luminosité et fluidité, ainsi qu’un confort d’usage constant, même pour les porteurs de lunettes.

Pourvu d’un grossissement de 0,76x avec un taux de rafraîchissement allant jusqu’à 120 i/s, ce viseur s’avère très agréable à utiliser, tout en restant relativement compact. Avec une couverture de points de 100% horizontale comme verticale, la visée à l’œil se fait de façon fluide et agréable tant en photographie posée que dans des contextes animaliers ou sportifs. Très polyvalent suivant les réglages pouvant lui être attribués, le viseur ne relève pas de forts délais en prise de vue, y compris dans les photographies sportives dans lesquels la définition peut être diminuée pour bénéficier des 120 i/s.

Pour la visée à main levée, l’écran LCD couleur TFT de 3 pouces et 1,6 Mpx s’avère aussi très efficace. On note une nouvelle fois que cet écran était déjà présent sur l’ancienne itération du boîtier. Couvrant également 100% des points AF, la mise au point au tactile est assez précise, s’avérant pertinente dans la majorité des cas d’usages, suivant le mode AF sélectionné auparavant. Toujours sur rotule 3 axes, l’écran permet les captations en vlog à main levée et peut être utilisé retourné lors du transport pour sa protection. À l’instar du viseur, l’écran est également bien calibré et assez lumineux pour être utilisé en plein soleil, sans exposition direct, et peut être utilisé autant pour la prise de vue, avec la sélection d’un point AF, que pour la navigation dans les menus. Cet écran ne possède donc pas de défaut majeur, bien que l’on puisse déplorer l’absence de nouveautés sur ce segment des caractéristiques du boîtier — ne serait-ce une légère hausse de la luminosité pour le confort d’usage.

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Canon EOS R6 Mark IIIContrôle et navigation : Du nouveau dans les détails
Afin de ne laisser aucun suspens, on peut résumer les contrôles de ce nouveau Mark III en soulignant qu’ils sont strictement identiques à ceux de la précédente version à quelques exceptions. Pour rappel, on retrouve sur l’appareil deux touches personnalisables, l’une sur la face avant en bas et l’autre sur la face supérieure, à côté du déclencheur.

Les menus demeurent, une nouvelle fois, inchangés, permettant aux amateurs de la firme de trouver instantanément leurs marques sur cette nouvelle édition. Pour ce qui est de la nouveauté, on identifiera l’arrivée du mode de pré-déclenchement assignable à une touche de personnalisation, ainsi que le bouton RATE sur l’épaule gauche de l’appareil, permettant de naviguer rapidement entre différents pré-réglages de styles d’images ou filtres colorimétriques « type LUTs ». La navigation se fait toujours par défaut au tactile ou à l’aide des boutons, bien qu’elle puisse également se faire directement dans le viseur au besoin.

La roue de navigation est toujours de la partie, bien que son usage s’avère de moins en moins intéressant tant la navigation au tactile devient la norme, sauf pour la navigation très rapide dans les photos. Enfin, le joystick peut également servir à la navigation, en plus de la direction du point AF, pour les aficionados des contrôles analogiques. L’expérience générale est donc, une fois encore, identique à celle du modèle précédent et plus généralement aux boitiers full-frame de la marque nippone.
Canon EOS R6 Mark IIIPerformances : Toujours plus de polyvalence
Le boîtier est doté une nouvelle fois du même couple processeur et AF que sur l’Eos R6 Mark II, puisqu’on retrouve, sur l’EOS R6 mark III, le processeur Digic X associé au Dual Pixel CMOS AF II de Canon. Couple éprouvé pour son efficacité et sa polyvalence, ce système de mise au point hybride couvre l’ensemble du capteur tant horizontalement que verticalement. Un léger gain qui fini de parfaire les capacités de cette association très performante. Pour rappel, la couverture AF verticale du EOS R6 Mark II n’était que de 90 %.

Absence de nouveau processeur comme le Digic DV7 oblige, le R6 Mark III se voit dépourvu de la puce Digic Accelerator, réservée aux gammes supérieures avec le Canon EOS R1 et le EOS R5 Mark II. Disposant de 1053 zones AF avec 6079 pts AF en photo et 4641 en vidéo, le système autofocus dispose de trois modes : One shot, AF servo et Autofocus AI Focus.
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Traduit en usages, les performances s’avèrent juste excellentes y compris en basse lumière, zone dans laquelle le gain capacitif se fait le plus ressentir malgré les pertes dues à la croissance des photosites. On observe désormais assez peu de différence entre un éclairage de plein jour et une légère obscurité dans le comportement de l’AF.

Bien que ce gain ressenti soit général, la détection et le suivi automatique reste le même avec la capacité d’identifier et suivre les humains (yeux, visage, tête, corps), les animaux (chiens, chats, oiseaux et chevaux) ou certains véhicules (voitures civiles ou de course, motos, avions et trains), ainsi que d’enregistrer la priorité des personnes (jusqu’à 10 personnes enregistrées en obturation électronique). Une pléthore de possibilités donc, dont la fiabilité a été éprouvée dans la majorité des situations.

Pourvu d’un obturateur avec plan focal à commande électronique et fonction d’obturation électronique sur capteur, le duo permet des captations allant de 30 s à 1/16 000 s (par palier de demie ou tiers de seconde) ainsi que des poses longues en obturation mécanique au premier rideau de 30 s à 1/8 000 s.

Côté rafale, bien que cette nouvelle itération récupère la même capacité de 12 i/s avec suivi en obturation mécanique et 40 i/s en électronique, c’est du côté du buffer que ce nouveau R6 Mark III fait la différence.
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Si la marque revendiquait des capacités doublées vis-à-vis du mark II, nous n’avons pas pu les retrouver sur le terrain. Malgré un gain substantiel, y compris en RAW non compressés, l’appareil à tendance à ne pas être tolérant sur la durée, s’interrompant durant de (trop) nombreuses secondes, y compris lors du recours à une carte CFexpress.

Dans les faits, ces résultats sur le terrain se traduisent ainsi de manières chiffrées en obturation électronique :
- RAW non compressés : 110-120 clichés
- C-RAW : 190-210 clichés
- RAW non compressés avec JPEG : 110-120 clichés.
Pour ce qui est de la rafale en obturation mécanique à 12 i/s on retrouve une capacité quasi illimitée de captations, sans aucun problème de chauffe de l’appareil.
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Des résultats en demi-teinte donc. Malgré une hausse conséquente de ses capacités, le déchargement sur la carte limite tout de même l’approche d’un potentiel buffer illimité, plaçant cet EOS R6 Mark III en dessous de certains de ses concurrents qui affichent de meilleures performances, parfois au prix d’un format RAW compressé.
Néanmoins, on reconnaitra volontiers la bonne surprise concernant les divers effets de rolling shutter ou autres déformations qui restent très satisfaisantes et limitées, malgré l’absence de capteur empilé ou semi-empilé. On se souvient du fameux Sony A7 IV qui avait été particulièrement décevant sur ce point.

En ce qui concerne la stabilisation, bien que celle du précédent modèle fut déjà notoirement efficace, on relève sur cette mise à jour un net gain de performances. Si celles annoncées par le constructeur atteignent 8,5 stops au centre et 7,5 stop en périphérie du capteur (avec optique stabilisée), le ressenti lors de notre test est d’autant plus surprenant. Avec la possibilité de descendre à plusieurs secondes de poses à main levée, les performances s’affinent encore par rapport à l’ancien modèle, y compris sans optique stabilisée.
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Afin de tenter de le mettre davantage en défaut, nous avons pris la liberté d’aller sur circuit automobile pour identifier d’éventuelles faiblesses ou points d’améliorations logiciels qui pourraient apparaitre en complément de cette petite déception sur les promesses de buffer. Après de nombreuses heures de suivi de véhicules rapides (voire du pilote à l’intérieur si assez proche) il ne subsiste que deux éléments : d’une part, la facilité d’accroche de l’AF à main levée qui devient presque indécente de simplicité. Il permet, avec quelques ajustements préalables, de capturer des images quasi parfaites sans compétences techniques. D’autre part, la frustration arrive parfois rapidement lors de la tentative d’accroche d’un véhicule légèrement trop loin de l’appareil.

Dans le cas où le boîtier est associé à une optique à focale moyenne entre 40 et 90 mm, celui-ci rencontre régulièrement des difficultés à identifier et fixer un véhicule une fois passé des distances d’environ 20 à 30 m, bien que le dit véhicule soit seul au centre du cadre dans des conditions d’éclairages parfaites. Un point de subtilité peut-être, mais qui laisse encore une belle marge d’amélioration pour cet appareil au capteur très polyvalent et permissif que nous allons voir tout de suite.
Canon EOS R6 Mark IIIQualité d’image : Le meilleur compromis ?
Nouveauté majeure sur cette troisième itération du EOS R6, l’apparition du capteur CMOS de 35,9 × 23,9 mm issu la camera EOS C50 est une excellente surprise. Avec environ 32,5 Mpx effectifs, Canon propose ainsi un juste équilibre entre les 24 Mpx polyvalents, mais limités, et les 45 Mpx de l’EOS R5 Mark II, plus permissifs, mais aux fichiers bien plus volumineux. Entrant sur les plates bandes de son rival le Sony A7 IV et du récent Sony A7 V, Canon tire son épingle du jeu en le couplant à son processeur Digic X abordé précédemment. Pour rappel, bien que ce capteur ne soit ni rétroéclairé ni empilé (ni même semi-empilé), ses performances sont tout à fait surprenantes, se rapprochant de celles que l’on peut trouver sur le Nikon Z6 III, dont le capteur est pourtant semi-empilé.

Proposé en de nombreux kits, le boîtier à été testé par nos soin couplé principalement au RF 24-105 mm f/4 L IS USM. Sélectionné pour être un zoom équilibré et polyvalent avec un rapport qualité prix cohérent, cette optique à été secondée par un RF 24mm f/1.4L VCM et le fraichement sorti RF 45 mm f/1,2 STM. Dans l’ensemble, si les performances brutes de ce zoom sont tout à fait correctes, la présence d’un important vignettage est assez regrettable — bien qu’une fois passé dans votre logiciel de retouche préféré, le visuel corrigé soit parfaitement satisfaisant. Une optique assez lumineuse et polyvalente que l’on conseille donc vivement, à condition de lui ajouter un petit coup de correction de l’objectif.

Proposant une plage ISO légèrement plus faible que son prédécesseur due à son capteur plus défini, ce R6 Mark III dispose d’une plage allant de 100 à 64 000 ISO (extensible à 102 400 ISO) contre 100 à 102 400 ISO (extensible à 204 800 ISO) pour le Mark II. Comme dit précédemment, les performances font un net bon en basses lumières, bien que les plus gros photosites et l’absence de rétro-éclairage sur le capteur jouent en sa défaveur. Le bruit ne fait ainsi sa réelle apparition qu’à partir de 3 200 ISO.
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Jusqu’à 12 800 ISO, les images sont parfaitement exploitables, bien que ce premier palier soit assez marqué quant à la perte progressive de détails. Augmentant progressivement, les images ne sont aussi plus exploitable à mesure que l’on dépasse les 51 200 ISO. Parallèlement à la perte de détails, l’apparition de dérives chromatiques se fait ressentir dès 25 600 ISO avec une présence de plus en plus importante jusqu’à 102 400 ISO.

En terme de ressenti, la montée en ISO est assez douce et le boîtier se révèle pertinent dans les conditions de lumière moyennes à faibles (associé à une optique suffisamment lumineuse) bien que le Mark II, et ses plus gros photosites, s’avérait plus performant lors des fortes montées en sensibilité; on échappe pas aux lois de la physique sans capteur rétro-éclairé.
Côté dynamique, les performances s’avèrent une nouvelle fois satisfaisantes, avec des récupérations de zones sombres très intéressantes, malgré des zones claires pouvant perdre leurs informations, le tout se faisant au prix d’une dérive colorimétrique mesurée, avec une plage chiffrée allant d’environ -4 IL à 2 ou 3 IL.

Enfin, en ce qui concerne la fidélité colorimétrique, Canon livre une très belle copie dans la majorité des usages. Cependant, il peut arriver que, dans certains cadres d’expositions, notamment début de soirée, d’importantes dérives colorimétriques émergent, tirant tantôt vers le magenta ou le vert, de façon significative, mais rectifiables en partie au post-traitement.
Correctement doté en matière de formats de captations, ce nouvel EOS R6 Mark III permet des enregistrements en RAW 14 bits : RAW, C-RAW et Dual Pixel RAW, ainsi qu’en JPEG 8 bits et HEIF 10 bits — tous deux disposant de 10 options de compression. Bénéficiant évidemment de toutes les possibilités d’enregistrement en RAW JPEG ou RAW HEIF, il fournira des clichés de 6960 x 4640 px au maximum, très permissifs sur les crops.
Canon EOS R6 Mark IIIQualité vidéo : Un appareil photo pour les cinéastes ?
Point fort de cette nouvelle itération du R6, les capacités vidéos de l’EOS R6 Mark III en font un réel atout pour les vidéastes à la recherche de polyvalence. Faisant quasi jeu égal avec la caméra EOS C50, le R6 Mark III ne souffre que de l’absence de ventilateur et d’un meilleur processeur qui lui aurait permis d’accéder à la puce Digic Accelerator présente sur la C50. En chiffre, ce boîtier à des allures de caméra avec une captation possible jusqu’en 7K à 24p OpenGate. Un atout qui permettra à loisir de travailler dans tous les formats d’images au post-traitement. Proposant également de monter jusqu’en 7K 12 bits à 60p (au prix d’un crop et de la désactivation de l’OpenGate), le Mark III fait bon usage de son port CFexpress qui lui autorise des débits allant jusqu’à 2 600 Mb/s, permettant tous les types d’enregistrements en interne ! Attention à la chauffe…
Proposant également du XF-HEVC S/H.265 et du MPEG-4 AVC S/H.264 en 4K, 2K et Full HD (4:2:2 10 bits ou 4:2:0 8 bit), le boîtier offre une très grande plage de possibilité pour les professionnels ou passionnés chevronnés. Pour les paramètres colorimétriques, l’EOS R6 Mark III n’est pas en reste avec le Canon 709, Log 2, Log 3, PQ, HLG et BT 709, ainsi que le bouton RATE permettant un accès simplifié aux réglages colorimétriques directement sur le boîtier.
En terme de performances, les qualités vidéos de ce R6 Mark III sont indéniables, à l’instar de son couple processeur-AF silencieux qui s’accompagne d’une excellente stabilisation.
Seul (gros) point noir au tableau, l’impossibilité d’enregistrer sur SSD externe demeure troublante face aux efforts mis dans le développement de la partie vidéo de ce boîtier. Idem pour la captation en ProRes RAW qui ne se révèle possible que via la sortie HDMI couplée à un boîtier Atomos. On y était presque…
Canon EOS R6 Mark IIIPrix et disponibilité
Disponible dans de nombreux kits, on retrouve ce EOS R6 Mark III seul au tarif de 2899 €, ou accompagné en :
- kit avec le RF 24-105 mm f/4-7,1 IS STM pour 3299 €
- kit avec le RF 45 mm f/1,2 STM pour 3299 €
- kit avec le RF 35 mm f/1,8 IS Macro STM pour 3339 €
- kit avec le RF 28-70 mm f/2,8 STM pour 4079 €
- kit avec le RF 24-105 mm f/4 L IS USM pour 4099 €
- kit avec le RF 50 mm f/1,4 L VCM pour 4369 €
- kit avec le RF 24-105 mm f/2,8 L IS USM pour 6159 €
Produits alternatifs
Canon EOS R6 Mark III
Notre avis sur Le
Canon EOS R6 Mark III
Design
9
Un design inchangé, mais qui ne nécessitait que peu d’évolution pour se parfaire. On aurait aimé du nouveau du côté du grip, mais cela reste excellent en main.
Connectique
8
On retrouve tout le nécéssaire sur ce nouveau R6 Mark III ! L’arrivée de l’HDMI Type A et du port CFexpress permet enfin la captation haute résolution en vidéo, ainsi que la capture via boitier externe, bien que cela soit encore (trop) limité et anecdotique. On regrettera également l’impossibilité d’alimenter le boîtier lors des prises de vues ou captations vidéo.
Écran / affichage
8
Cela devient redondant, mais pas de changement de ce côté non plus. Un écran de qualité qui était déjà efficace et bien calibré sur le modèle précédent, mais qui aurait pu être encore un peu plus lumineux pour le confort en plein soleil. Il fallait bien concéder quelques évolutions mineures pour maintenir cet excellent rapport qualité prix.
Performances
8
Le couple processeur-AF est très satisfaisant sur ce R6 Mark III. Bien que le buffer soit réellement limité et que la puce Digic Accelerator soit absente, on note de nettes améliorations face au modèle précédent, notamment avec la quasi disparition du rolling shutter (sur capteur non empilé !). Ajouté à cela une belle rafale et un ensemble de capacité assez complet, ce R6 Mark III signe une belle évolution en se laissant néanmoins encore un peu de marge.
Photo
9
Une hausse de définition bienvenue au prix de photosites pus petits. On gagne énormément en polyvalence malgré l’absence de rétro-éclairage sur le capteur empêchant les performances en basses lumières de dépasser le Mark II à fortes sensibilités ISO. Très agréable dans l’ensemble des catégories de photographie, la proposition en photo est particulièrement solide, avec une colorimétrie juste dans l’extrême majorité des cas.
Vidéo
8
C’était LA valeur ajoutée de l’EOS R6 Mark III avec son nouveau capteur. Et c’est globalement très réussi et assez complet. On ne comprend néanmoins pas pourquoi évincer l’enregistrement sur SSD externe (ce qui dessert grandement à nos yeux ce boîtier aux belles capacités internes) et l’absence de la puce Digic Accelerator qui aurait optimisé les performances générales du boîtier.
Si la faible quantité d’évolutions laissait peu de place à l’enthousiasme au premier abord, cette nouvelle version du R6 règle bon nombres de problèmes de son prédécesseur, tout en optant pour une palette d’options toujours centrées sur la polyvalence. Avec un nouveau capteur plus défini, une rafale et un buffer amélioré et l’excellente maîtrise du rolling shutter, la partie photo de cet EOS R6 Mark III s’étoffe grandement, lui permettant de s’affirmer face à ses rivaux de chez Sony ou Nikon, avec une proposition de compromis unique. Secondé par une section vidéo mise en avant et bien composée, elle est néanmoins nuancée par une absence d’enregistrement sur SSD externe, d’alimentation externe lors de la captation ainsi que d’une ventilation active, limitant les capacités internes du boîtier, pourtant excellentes.
Pour résumer, le Canon EOS R6 Mark III marque une belle évolution face à son prédécesseur qui s’était plus que bien vendu, reprenant à son compte la charge de devenir le nouveau best-seller de la marque. Comptant jouer sur les deux tableaux, on le destinera néanmoins plus à la photo semi-pro/pro qu’à la vidéo à causes de ses (trop ?) nombreuses limitations qui freinent les flux de travail des professionnels en vidéo. L’un des boîtiers les plus polyvalent des quelques années à venir, pour sûr, avec, on l’espère, une arrivée progressive d’un parc d’optiques tierces permettant de compléter son excellent rapport qualité/prix. Pour rappel, Canon propose en effet son nouveau boîtier au même prix que son prédécesseur à sa sortie, plutôt très honorable en ces temps d’inflation.
Points positifs du Canon EOS R6 Mark III
Une ergonomie éprouvée toujours excellente même à main levée
Un couple viseur / écran qualitatif et assez lumineux
Une belle hausse de définition bienvenue au prix de petites concessions en basse lumière
Une gestion du rolling shutter exemplaire; surtout pour un capteur non empilé
L’arrivé d’un port CFexpress pour les grosses sessions photos ou les captations vidéos haute définition
Une rafale très rapide et une belle augmentation de buffer
Un mode vidéo assez complet proche du sans faute
Points négatifs du Canon EOS R6 Mark III
Peu d’évolution tant dans l’ergonomie que dans la partie visée navigation
Une légère baisse de performances en basse lumière (à nuancer face aux excellentes capacités du couple processeur-AF dans ces conditions)
Un buffer moins impressionnant qu’annoncé
Absence de la puce Digic Accelerator qui aurait largement peaufiné les compétences du boîtier
Absence d’enregistrement direct sur ssd qui nuit à la section vidéo
Pas de recharge filaire lors de l’utilisation du boîtier


