Budget : la Banque de France salue la réduction du déficit projetée
Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a salué mardi la réduction du déficit public projetée par le gouvernement, à 5% du PIB, «une bonne nouvelle» selon lui. «Là nous avons une bonne nouvelle depuis hier, puisque le Premier ministre a annoncé un déficit de 5%, ce qui est un pas important pour le réduire», a affirmé le gouverneur sur Bloomberg TV à Davos (Suisse).
«Il faudra que ce soit suivi d’autres pas les années suivantes. Et nous aurons probablement un budget, donc c’est la bonne nouvelle d’hier», a-t-il ajouté. «Maintenant voyons précisément le contenu, et ce qui se passera lors du débat parlementaire. Mais je dirais que dans un ciel qui est couvert de nuages, il y a un peu plus de lumière concernant la politique budgétaire française», a-t-il jugé.
« Au-delà de 5 % de déficit, la France se mettrait en danger » : la mise en garde du gouverneur de la Banque de France
Une majorité pour la censure est possible, selon Mathilde Panot
La chef des députés LFI, Mathilde Panot, a estimé mardi sur Franceinfo qu’il était encore possible d’«avoir une majorité» pour la censure: «Il suffit qu’il y ait quelques députés socialistes, quelques députés des Républicains qui ne soient pas d’accord».
«Ils ont accepté la capitulation de la France devant le Mercosur», réagit Mathilde Panot suite au rejet de la motion de censure déposé par LFI
La nouvelle copie du budget épargne «100% des ménages» et «99,9% des entreprises», défend le ministre de la Ville et du Logement
«On demande une contribution exceptionnelle aux 300 entreprises les plus grandes, les plus fortunées […], et on épargne 99,9% des entreprises en France et 100% des ménages», a déclaré Vincent Jeanbrun (LR), ministre de la Ville et du Logement, invité de Sud Radio ce matin, considérant que ce n’était pas un «budget socialiste» mais un «budget de compromis».
«Je suis sûr qu’il y aura des hausses d’impôts», alerte Jean-Philippe Tanguy (RN)
«La stratégie de Sébastien Lecornu est de fatiguer les Français, de faire traîner les choses […]. Mais je suis sûr qu’il y aura des hausses d’impôts», a alerté au micro de BFMTV-RMC le député Rassemblement national (RN) de la Somme Jean-Philippe Tanguy.
Stephanie Lecocq / REUTERS
Un texte définitif du budget 2026 «autour du 2 ou du 3 février», déclare le ministre des Relations avec le Parlement
«Un texte définitif» du budget 2026 devrait être acté «autour du 2 ou du 3 février», a déclaré sur France 2 Laurent Panifous, le ministre des Relations avec le Parlement.
«Nous ne censurerons pas le gouvernement», affirme le socialiste Olivier Faure
«Nous ne censurerons pas le gouvernement. C’est ce que je plaiderai devant mon groupe parlementaire ce matin», a déclaré le député et premier secrétaire du Parti socialiste (PS) sur France Inter.
«Il y a un parti qui s’est montré utile dans cette période, c’est le Parti socialiste», a-t-il ajouté.
Sébastien Lecornu se résout au 49.3 pour un budget qui fait la part belle au PS
C’est le retour de l’article 49.3. Décriée, cette méthode forte prévue par la Constitution revient en majesté pour permettre à la France de se doter d’un budget en 2026 sans vote. Comme ses prédécesseurs Élisabeth Borne et François Bayrou, le premier ministre s’est résolu à l’utiliser ce mardi avec l’assentiment du Parti socialiste (PS), afin de couper court aux débats à l’Assemblée nationale, malgré sa promesse initiale de «ne pas gouverner contre le Parlement».
En exprimant son «regret» doublé d’«amertume», le chef du gouvernement a justifié sa volte-face, en pointant les «tentatives très claires de sabotage» menées à ses yeux par les Insoumis et les lepénistes, qu’il a cités explicitement. À l’Assemblée, les «choses» se sont «largement gâtées depuis Noël», a-t-il affirmé lundi, à l’issue d’un Conseil des ministres qui l’a autorisé à engager la responsabilité de son gouvernement. «Il faut être humble. C’est un semi-succès, semi-échec», selon lui.
L’éditorial de Gaëtan de Capèle : «Un budget qui renoue avec le socialisme économique»
Adopté en utilisant l’article 49.3 plutôt qu’en recourant aux ordonnances, un budget désastreux reste un budget désastreux. Les semaines passées à maltraiter les mouches autour de la mécanique constitutionnelle ont produit le résultat redouté : ce sont les entreprises qui paieront la facture des exigences socialistes. Les particuliers étant soi-disant épargnés, il paraît que nous devrions être satisfaits, car, comme dirait l’autre, c’est mieux que si c’était pire.
La réalité est qu’au nom d’une improbable stabilité politique et de sa propre survie Sébastien Lecornu a définitivement enterré la politique du bon sens, dite de l’offre. Laquelle, comme on l’apprend en première année d’économie, consiste à créer des richesses dans les entreprises avant de les redistribuer. Au lieu de quoi, selon les exigences du PS, de nouvelles dépenses sont engagées avec de l’argent qui n’existe pas, que l’on va donc financer en ponctionnant les plus belles sociétés françaises de 8 milliards d’euros. Davantage de dépenses et davantage d’impôts, lorsque l’on détient déjà le record des deux, il fallait y penser. Le plus atterrant dans cette histoire est que les macronistes et la droite LR vont consentir à cette folie.
Deux motions de censure déposées contre le gouvernement de Sébastien Lecornu
Le premier ministre affrontera à chacun de ses trois 49.3 des motions de censure. La France insoumise a annoncé lundi qu’elle en déposerait une, «contre ce budget et pour la dignité du Parlement». Même chose au Rassemblement national (RN), où Marine Le Pen a dénoncé des «annonces (budgétaires) irresponsables pour acheter le PS au mépris de l’intérêt national».
Mais le Parti socialiste (PS) ne devrait pas les voter, convaincu que le 49.3 est la «moins mauvaise des solutions» et qu’il a obtenu sur le fond des victoires substantielles, ce qui devrait permettre à Sébastien Lecornu de se maintenir à Matignon.
«Je crois que les conditions sont réunies» pour une non-censure, a dit le chef des députés socialistes Boris Vallaud sur BFMTV lundi. Depuis la fin décembre, le PS comme l’ensemble des parlementaires étaient pressés de tourner la page budgétaire, après de longs débats parfois chaotiques, et à quelques semaines des élections municipales.
Sur le fond, le PS ne reconnaît pas le budget comme le sien, mais «il y a des avancées qui sont allées dans le bon sens», a dit Boris Vallaud, se félicitant notamment de la suppression du gel du barème de l’impôt sur le revenu, de la hausse de la prime d’activité pour les salariés les plus modestes, ou de la généralisation des repas à un euro pour les étudiants.
Sébastien Lecornu engage cet après-midi la responsabilité du gouvernement
Dénouement en vue : Sébastien Lecornu engagera mardi après-midi la responsabilité de son gouvernement sur la partie recettes du budget de l’État pour 2026, premier d’une série de trois 49.3 qui devrait permettre la promulgation du texte avant la mi-février.
Un peu plus de trois mois après y avoir renoncé, le premier ministre a officialisé lundi le recours à cet outil constitutionnel, qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote mais l’expose à une censure.
Faisant part de son «amertume» et de ses regrets, il a reconnu devoir «revenir sur [sa] parole». «Mais en même temps, pour tenir ma parole, il faudrait que je m’entête», ce qui ne permettrait pas l’adoption rapide d’un budget, nécessaire tant pour renforcer le budget des armées que pour répondre à la colère agricole.
Benoit Tessier / REUTERS
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