Home Business EN DIRECT

EN DIRECT

Un second collaborateur de Raphaël arnault parmi les interpellés

Après Jacques-Élie Favrot, un second attaché parlementaire du député LFI Raphaël Arnault a été mis en cause dans l’affaire du lynchage mortel de Quentin Deranque, à Lyon, a-t-on appris mercredi après-midi, confirmant une information du Parisien. Il s’agit de Robin Chalendard, membre lui aussi de la Jeune Garde et connu sous le nom de Robin Michel en sa qualité de collaborateur du député insoumis.

Selon nos informations, il ne ferait pas partie du noyau des six principaux suspects qui ont porté les coups mortels jeudi dernier en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à Sciences Po Lyon, mais serait entendu pour «soustraction d’un criminel à l’arrestation ou aux recherches». En d’autres termes, les enquêteurs lui reprochent d’avoir abrité ou fourni un logement à l’un des mis en cause du dossier, probablement à son collègue du palais Bourbon.

La droite italienne s’inquiète d’une récente visite à Rome du député LFI Raphaël Arnault

La mort de Quentin à Lyon et la mise en cause de militants issus de la mouvance la Jeune Garde antifasciste ont désormais des répercussions transalpines. Mardi, le quotidien conservateur Il Giornale s’est épanché sur les connexions italiennes supposées de Raphaël Arnault, député de La France insoumise et fondateur de la Jeune Garde.

Le 7 janvier dernier, l’élu insoumis était à Rome à l’occasion d’un rassemblement antifasciste en marge duquel quatre jeunes sympathisants du parti nationaliste Frères d’Italie (Fratelli d’Italia) ont été agressés par des militants d’extrême gauche à coups de barres de fer. Si rien ne prouve l’implication directe d’Arnault ou de ses proches, le quotidien et la droite nationaliste italienne s’inquiètent des entrées de la Jeune Garde dans la capitale romaine.


R.ARNAULT INQUIÈTE LA DROITE ITALIENNE

Jordan Bardella dénonce un «climat de violence minutieusement instauré depuis des années par une partie de la gauche»

Le président du Rassemblement national, qui s’exprimait mercredi depuis le siège de son parti à propos de la mort de Quentin Deranque à Lyon samedi, a affirmé que «nous aurions tort de considérer ce drame comme un fait divers». «Il est la résultante d’un climat de violence, minutieusement instauré depuis des années par une partie de la gauche dont l’outrance verbale et la stratégie du chaos permanent nourrissent désormais la violence physique dans nos rues», poursuit le député européen.

Jordan Bardella souligne par ailleurs que «ce que nous avons vu ce week-end n’est pas un acte fortuit, mais un déchaînement de haine, et un acte barbare» perpétré par «l’extrême gauche», qui «bénéficie d’une complaisance médiatique, et d’un certificat d’immunité offert par la classe politique». Et d’ajouter : «Notre démocratie est à un point de bascule.»

Jean-Luc Mélenchon «n’a toujours pas pris la mesure du drame», déplore Gérald Darmanin

Jean-Luc Mélenchon «n’a toujours pas pris la mesure du drame», a lancé le ministre de la Justice Gérald Darmanin devant le Sénat mercredi, l’accusant de «relativis(er) le meurtre d’un jeune homme».

Au Sénat, Gérard Larcher dénonce «un climat de violence qui conduit à des drames»

Les hommages se poursuivent. Quatre jours après la mort du jeune Quentin Deranque à Lyon, les sénateurs ont observé une minute de silence en sa mémoire. Avant d’entamer la traditionnelle séance de questions au gouvernement, le président du Sénat, Gérard Larcher, s’est dit «horrifié» par le lynchage du militant. «Comment ce qui doit rester dans le cadre du débat d’idées peut-il conduire à une telle tragédie?», a questionné le président de la chambre haute.


UNE MINUTE DE SILENCE AU SÉNAT

Mort de Quentin Deranque: Gérard Larcher dénonce «un climat de violence qui conduit à des drames»

Avant d’entamer la traditionnelle séance de questions au gouvernement, le président du Sénat, Gérard Larcher, s’est dit «horrifié» par le lynchage du militant.

«Comment ce qui doit rester dans le cadre du débat d’idées peut-il conduire à une telle tragédie?», a questionné le président de la chambre haute. «Les discours de haine, l’intolérance dans notre société comme dans nos universités créent un climat de violence qui conduit à des drames. Leurs auteurs ne peuvent s’exonérer de leurs responsabilités», a poursuivi Gérard Larcher, avant d’inviter les sénateurs à se lever pour observer une minute de silence.

Les internautes applaudissent le traitement de la mort de Quentin dans le talk-show «Quotidien»

Le talk-show présenté par Yann Barthès sur TMC a consacré son émission de ce mardi 17 février au jeune Lyonnais tabassé à mort le 14 février dernier. La chronique de Paul Gasnier a fait réagir les internautes, certains saluant la démarche de «Quotidien» de pointer du doigt les liens entretenus entre LFI et La Jeune Garde.

«“Quotidien” est en guerre contre LFI depuis toujours. “La République c’est moi”, c’était Quotidien qui l’a sorti. Leurs journalistes se font insulter en permanence par les LFIstes», note un utilisateur de X. «Nous sommes face à un scandale tellement majeur que même “Quotidien”, symbole du gauchisme, condamne désormais LFI. C’est vraiment la fin», affirme un autre. «Même “Quotidien” lâche La France insoumise», approuve un autre encore.


MÊME QUOTIDIEN LÂCHE LFI

Jacques-Élie Favrot, collaborateur LFI de Raphaël Arnault, était bien connu de la police

Six jours après le lynchage mortel de Quentin Deranque en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon, l’étau se resserre à la mesure que se dissipe le brouillard autour de Jacques-Élie Favrot. Le collaborateur parlementaire du député insoumis Raphaël Arnault, qui avait annoncé par la voix de son avocat déposer plainte en diffamation «contre tous ceux qui l’accusent d’être responsable de la mort de Quentin Deranque», fait partie des onze individus cueillis par les policiers de la BRI mardi après-midi et mercredi matin, et placés en garde à vue.

Pire, il est soupçonné, ainsi que cinq des interpellés, d’avoir porté les coups mortels. «Il était l’un des gros objectifs du coup de filet de mardi. Ce n’est pas un suspect accessoire ou secondaire», insiste une source proche du dossier. Sollicité, le parquet de Lyon confirme que l’assistant parlementaire est actuellement entendu «dans le cadre de l’affaire du décès de Quentin Deranque». Membre actif du collectif d’ultragauche de la Jeune Garde, Jacques-Élie Favrot avait fait l’objet d’une fiche S – comme son employeur avant lui – en lien avec ses activités «antifas». Selon les informations du Figaro, cette dernière ne serait plus active à ce jour.


J-E FAVROT ÉTAIT CONNU DE LA POLICE

Qui est Raphaël Arnault, le député condamné pour violences et fondateur de la Jeune Garde ?

« Jamais de la vie. » Au mois de juin 2024, Jean-Luc Mélenchon assurait ne pas être au courant que Raphaël Arnault, investi par son mouvement dans la première circonscription du Vaucluse, faisait l’objet d’une fiche S des services de renseignements. Et de relativiser la portée de cette information, qui signifie factuellement que le candidat Insoumis était considéré par les autorités comme pouvant représenter un risque pour la sûreté de l’État. « C’est un homme jeune qui est dans des groupes antifascistes et qui se met des claques avec des fascistes », résumait alors d’un trait le fondateur de La France insoumise.

Le risque a cependant été étayé depuis. L’année dernière, le député élu sous la bannière du parti désormais classé à l’extrême gauche du champ politique a été définitivement condamné à 4 mois de prison avec sursis au chef de violences volontaires en réunion, pour des faits remontant à 2021. Le tribunal correctionnel de Lyon l’avait condamné en février 2022, mais l’intéressé avait interjeté appel, empêchant la décision d’être définitive dans un premier temps, avant de finalement se désister en toute discrétion. Surtout, Raphaël Arnault se retrouve ces jours-ci au cœur de l’affaire Quentin Deranque, ce militant identitaire lyonnais lynché à mort en marge d’une conférence de l’eurodéputée Insoumise Rima Hassan à Sciences Po Lyon jeudi dernier.


LE PORTRAIT DE RAPHAËL ARNAULT

La préfecture de Loire-Atlantique interdit un hommage à Nantes et sa contre-manifestation antifa

Vigilance accrue dans la cité des ducs. Un rassemblement en hommage à Quentin Deranque a été interdit à Nantes par la préfecture de Loire-Atlantique, près d’une semaine après la mort, à Lyon, du jeune étudiant nationaliste de 23 ans. Organisé à l’initiative du syndicat identitaire La Cocarde étudiante, la manifestation, déclarée en préfecture, était attendue en début de soirée, place des Enfants nantais, ce mercredi.

Un contre-rassemblement antifasciste non déclaré avait aussitôt été mis sur pied, avec un point de rendez-vous fixé à 19h30, à quelques centaines de mètres du rassemblement de La Cocarde.


UN HOMMAGE À QUENTIN INTERDIT À NANTES

Manuel Bompard en appelle aux «pouvoirs publics» pour «garantir un débat démocratique digne et sain»

Le coordinateur de LFI Manuel Bompard en a appelé mercredi aux «pouvoirs publics» pour «garantir un débat démocratique digne et sain» dans un contexte de fortes tensions après la mort du militant nationaliste Quentin Deranque à Lyon.

«Je demande maintenant que les accusations (contre LFI), s’arrêtent, parce que, comme on l’a vu ce matin et comme on le voit depuis plusieurs jours, ces accusations ont ensuite des conséquences et conduisent un certain nombre de militants extrêmement dangereux à proférer des menaces, des intimidations, des attaques de permanences et de locaux», a expliqué Manuel Bompard devant la presse après une alerte à la bombe, finalement levée, au siège de La France insoumise à Paris.

«Il est où Quentin ?» : Laure Lavalette, candidate RN à la mairie de Toulon, prise à partie par des ultras du PSG

La députée du Var et candidate RN à la mairie de Toulon, Laure Lavalette, a été prise à partie par plusieurs ultras du PSG, mardi à Toulon, a appris Le Figaro de sources concordantes, confirmant une information du JDD .

Alors qu’elle déjeunait avec sa fille et son collaborateur, Laure Lavalette s’est retrouvée face à ces supporters du club parisien, et certains lui auraient lancé : «Il est où Quentin, Lavalette ?». Face aux menaces et intimidations, un collaborateur de la candidate a appelé la police. Selon une source policière, les forces de l’ordre sont intervenues très rapidement mais Laure Lavalette avait déjà quitté les lieux à leur arrivée.

Le siège de LFI à Paris «évacué suite à une menace à la bombe»

Le siège national de La France insoumise, situé dans le 10e arrondissement à Paris, a été «évacué suite à une menace à la bombe» mercredi, dans un climat d’extrêmes tensions après la mort du militant nationaliste Quentin Deranque à Lyon, a annoncé le coordinateur du mouvement Manuel Bompard sur X.

«Le siège national de la France insoumise vient d’être évacué suite à une menace à la bombe. Les services de police sont sur place. L’ensemble des salariés et des militants sont en sécurité», a annoncé Manuel Bompard.

«Il y avait quelques salariés à l’intérieur quand la police est arrivée. Tout le monde a dû sortir», a précisé le service de presse de LFI à l’AFP. Selon une source proche du dossier, une «inspection des locaux pour levée de doute» était en cours dans la matinée.

«Un cap est franchi. Ceux qui utilisent le drame et la mort d’un jeune homme pour s’en prendre à la France insoumise doivent cesser leurs abjectes manoeuvres», a aussitôt dénoncé la vice-présidente insoumise de l’Assemblée, Clémence Guetté.

Autre élu et cadre insoumis, Paul Vannier a ciblé les adversaires politiques des Insoumis qui ont fait le lien entre LFI et la mort de Quentin Deranque, affaire dans laquelle un collaborateur parlementaire du député insoumis Raphaël Arnault, cofondateur de la Jeune Garde, a été arrêté.

«Toutes celles et ceux qui par abjection politicienne dirigent sur LFI leurs calomnies, les Lecornu, Darmanin, Hollande, Bardella et Le Pen sont responsables du déferlement de la violence dont nous sommes les victimes», a-t-il écrit.

«Nous, élèves et anciens élèves d’IEP, appelons le gouvernement à lutter contre la menace terroriste d’extrême gauche»

Après le meurtre de Quentin, 23 ans, le 14 février, des élèves et anciens élèves de différents Institut d’études politiques (IEP) plaident, entre autres, pour que l’on réexamine d’urgence les subventions publiques attribuées à des associations affiliées de près ou de loin au mouvement «antifa».

«Nous dénonçons non seulement le silence et l’inaction de la direction de l’IEP de Lyon, mais surtout sa complaisance coupable avec l’extrême gauche ; en particulier avec la nébuleuse «antifa» et ses ramifications. L’école est de longue date l’otage de ces associations radicales, mais il est clair qu’un cap a été franchi, jeudi dernier, avec la survenance de ce meurtre au motif clairement politique, aux abords des salles de cours.»

Retrouvez l’intégralité de cette tribune :


TRIBUNE

Un militant affirme être «pour la mort de Quentin», Jean-Philippe Tanguy fait un signalement au procureur

Le magazine identitaire Frontières a dévoilé lundi 16 février une vidéo montrant deux hommes en train d’arracher des affiches en hommage à Quentin Deranque. Ces affiches portaient deux messages en noir et blanc : «L’extrême gauche tue !» et «Justice pour Quentin».

«Qu’on récupère la mort d’un étudiant à des fins politiques, je trouve ça dégueulasse», s’exclame l’un des deux individus, présentés par Frontières comme des militants d’extrême gauche.

Dans le même temps, son acolyte plastronne : «Moi je suis pour la mort de Quentin !» 

En réaction à la publication de cette vidéo, Alice Cordier, directrice du collectif identitaire Nemesis, a estimé sur X qu’«il va bien falloir intégrer que les gens d’extrême gauche n’ont aucun souci face à cet assassinat».

Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme, a de son côté annoncé son intention de faire «immédiatement un signalement au procureur contre l’ordure qui a dit “je suis pour la mort de Quentin”.»

Deux nouvelles interpellations, 11 au total

Un couple a été arrêté mercredi matin dans le cadre de l’enquête sur la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, ce qui porte à 11 le nombre de personnes en garde à vue dans ce dossier, a annoncé le procureur de Lyon.

L’homme, soupçonné d’avoir un lien direct avec les violences, et sa compagne, suspectée de l’avoir aidé à se soustraire à la justice, ont été interpellés dans le cadre de l’enquête pour «homicide volontaire», a précisé Thierry Dran, confirmant une information de BFMTV.

Mardi soir, entre 18H00 et 21H00, sept hommes et deux femmes avaient déjà été arrêtés lors d’opérations coordonnées menées dans la région lyonnaise, en Haute-Loire, dans la Drôme et dans l’Aisne.

Les onze sont entendus par les enquêteurs dans le cadre d’une garde à vue qui peut durer 48 heures.

Certains font l’objet de fiches S, émises par le renseignement intérieur pour recenser les personnes potentiellement dangereuses pour la sécurité nationale, selon une autre source proche de l’enquête.

À lire aussi

Un militant affirme être «pour la mort de Quentin», Jean-Philippe Tanguy fait un signalement au procureur

Pour Hollande, il ne peut «plus y avoir d’alliance» avec LFI, un mouvement «d’extrême gauche»

Les socialistes ne «peuvent plus avoir d’alliance» avec LFI, y compris au second tour des municipales, a estimé mercredi François Hollande, qui qualifie le mouvement mélenchoniste «d’extrême gauche» par ses liens avec la Jeune Garde.

«Pour les scrutins municipaux, il ne peut pas y avoir d’alliance entre les socialistes ou les formations de la gauche réformiste et LFI au deuxième tour, c’est clair», a déclaré l’ancien président socialiste sur BFMTV/RMC.

Quant à la présidentielle, «Jean-Luc Mélenchon n’a pas sa place au second tour. J’en prends ici à la fois la promesse, l’engagement et le pari», a-t-il ajouté.

Le socialiste considère que «la relation avec LFI est totalement rompue» car LFI «a manqué à ses engagements» sur le refus de la «brutalisation» du débat politique.

«Cette espèce de brutalité dans l’expression, la dénonciation permanente, la mise en accusation… ce ne sont pas les seuls mais il y a une volonté de faire qu’il n’y ait plus rien entre l’extrême droite et cette gauche radicale ou cette extrême gauche. Que le débat soit focalisé entre ces formes de brutalité», a-t-il jugé.

Pour lui, LFI est bien un mouvement «d’extrême gauche», comme l’a classifié le ministère de l’Intérieur, pour «avoir accepté d’avoir un lien avec un groupe, en l’occurrence la Jeune Garde qui fait du combat physique son but et sa méthode».

«S’il fallait faire la démonstration, elle est faite. Qu’est-ce que c’est qu’un mouvement d’extrême gauche? C’est un mouvement qui entretient en son sein des groupes qui font autre chose que de la participation au scrutin», a-t-il expliqué.

«La responsabilité de Mélenchon est immense», affirme François-Xavier Bellamy

Le député européen François-Xavier Bellamy était l’invité de France Inter ce matin. À propos de Quentin, il a estimé que « la responsabilité de Jean-Luc Mélenchon est énorme ». Selon lui, « LFI légitime la violence qui s’est produite à Lyon », ajoutant que le leader insoumis porte « une immense responsabilité morale et politique sur la violence qui monte dans ce pays ».

« Depuis trop longtemps, nous assistons à une stratégie qui légitime l’intimidation. La France insoumise a une responsabilité évidente », a-t-il poursuivi.

À lire aussi

Guillaume Tabard : «Mort de Quentin, pourquoi les mélenchonistes ne font pas profil bas»

Concernant la Jeune Garde, l’élu a affirmé que « nous ne la découvrons pas », rappelant que Bruno Retailleau avait engagé une procédure de dissolution et que, « il y a encore quelques jours, La France insoumise s’y opposait ». « Il y a une collusion évidente entre la Jeune Garde et Jean-Luc Mélenchon », a-t-il ajouté.

François-Xavier Bellamy a également interpellé directement La France insoumise, s’interrogeant : « Vont-ils condamner Rafael Arnaut ? »

À lire aussi

Raphaël Arnault, ce député condamné pour violences, fondateur de la Jeune Garde, qui précipite LFI dans la tourmente

L’eurodéputé a enfin élargi ses critiques à l’ensemble de la gauche, évoquant « un silence assourdissant ». « Avez-vous entendu beaucoup de dirigeants condamner ce qui s’est passé ? Non, puisqu’ils ont été élus avec les voix de LFI », a-t-il déclaré, estimant qu’il était temps de « faire tomber les masques ».

À lire aussi

Mort de Quentin Deranque à Lyon : Maud Bregeon appelle LFI à exclure Raphaël Arnault de son groupe parlementaire

«La relation avec LFI est terminée», martèle François Hollande

Invité de BFMTV/RMC, l’ancien président de la République a clarifié sa position vis-à-vis du parti Insoumis. La formation politique se trouve dans la tourmente, au moment où le collaborateur de Raphaël Arnault (LFI) a été interpellé hier soir après la mort de Quentin.

Le socialiste a balayé de possibles alliances entre LFI et le PS pour les prochaines élections. «Jean-Luc Mélenchon n’a pas sa place. Il n’y aura pas Jean-Luc Mélenchon au second tour (ndlr : de la présidentielle), j’en fais la promesse», a-t-il assuré. Si «la relation avec LFI est terminée en ce qui me concerne», le député refuse de participer à la primaire de la gauche – où Les Écologistes se mêlent – fixée au 11 octobre. «Ce n’est pas simplement leur rapport avec LFI, c’est une question de ligne politique. Pas de programme présidentiel avec les Écologistes», a fait savoir l’élu.

«Personne n’a envie de s’allier avec» LFI, estime Hidalgo, qui est favorable à une suspension provisoire d’Arnault

Invitée de France Inter ce mercredi, Anne Hidalgo a déclaré : «Je trouve ça horrible ce qui s’est passé, je pense à ce jeune homme, Quentin Durand (Deranque, NDLR)», et d’ajouter que «ses idées ne devaient pas le conduire à cette violence».

Quant à la question de la responsabilité, et notamment l’éventualité de celle de LFI, «c’est à la justice» de l’établir. «Mais quand j’entends Jean-Luc Mélenchon glorifier la Jeune garde, retirer toute responsabilité, je pense que nous sommes face à une faute politique et morale», commente la maire sortante de Paris. «Je l’ai même entendu (Jean-Luc Mélenchon, NDLR) dire qu’elle faisait le travail de la police», ajoute-t-elle, visiblement choquée.

Anne Hidalgo en a profité pour réaffirmer sa position sur La France insoumise : «Depuis 2022, je dis que LFI et Jean-Luc Mélenchon étaient une impasse pour la gauche. Personne n’a envie de s’allier avec. Ils portent une violence», estime-t-elle. L’édile s’est aussi dit favorable à une suspension, au moins le temps de l’enquête, de Raphaël Arnault de son groupe à l’Assemblée : «Je pense qu’a minima, c’est ce que l’on fait».

Jordan Bardella assure à son tour que «Raphaël Arnault n’a pas sa place à l’Assemblée» et exige un cordon sanitaire face à LFI

Invité d’Europe 1/CNEWS, le président du RN juge aussi que le député LFI fiché S «n’a jamais eu sa place à l’Assemblée».

«Il faut mettre la gauche et l’extrême gauche face à ses responsabilités. Jean-Luc Mélenchon a des comptes à rendre», a cinglé le nationaliste. Avant de reprendre : «Il est le déshonneur de la République. On ne s’érige pas en victime comme le fait le leader Maximo de la gauche. J’appelle en vue des prochaines élections à mettre en place un cordon sanitaire».

«Toute la gauche est concernée», déclare Rachida Dati

Rachida Dati, candidate soutenue par Les Républicains (LR) et le MoDem pour l’élection municipale de Paris en 2026, assiste à une audition organisée par le MEDEF, le mouvement patronal français, à Paris, le 6 février 2026.
Sarah Meyssonnier / REUTERS

Interrogée ce matin sur RTL au sujet de la mort du jeune Quentin, la ministre de la Culture et candidate à la mairie de Paris, Rachida Dati, a estimé que toute la gauche portait une responsabilité morale dans ce drame. « Ce qui me frappe, c’est que toute la gauche est concernée », a-t-elle déclaré.

Elle a ajouté que les membres du Nouveau Front populaire avaient « tous été élus par la Jeune Garde ». S’attaquant plus spécifiquement à son rival Emmanuel Grégoire, elle a ajouté : « Est-ce que monsieur Grégoire a condamné la Jeune Garde ? Non, parce qu’elle lui permet de garder son siège. »

À lire aussi

Lyon : la majorité écologiste a-t-elle «travaillé» avec la Jeune Garde ?

Mort de Quentin Deranque à Lyon : le récit minute par minute d’un lynchage qui choque la France

Peu à peu, des éléments permettent de reconstituer les faits qui ont conduit au tabassage à mort de Quentin Deranque, 23 ans, jeudi 12 février, en marge d’une conférence de Rima Hassan à l’IEP de Lyon. «Au moins six individus» masqués et cagoulés ont participé à ce lynchage a révélé Thierry Dran, procureur de Lyon ce lundi. Une enquête criminelle pour «homicide volontaire» a été ouverte et une autre, délictuelle, pour « violences aggravées par trois circonstances de réunion, d’usage d’arme, et de mis en cause dont le visage est dissimulé». Pour l’heure, aucune interpellation n’a eu lieu.


RÉCIT

Yaël Braun-Pivet opposée à l’interdiction des «meetings» dans les universités

Invitée de TF1 ce matin, la présidente de l’Assemblée nationale a réagi à l’annonce hier du ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste. Il a indiqué sur BFMTV qu’il n’y aurait pas d’autres «meetings» dans les universités si un risque de trouble à l’ordre public est avéré.

«Évidemment que quand il y a un vrai risque, il faut interdire ou mieux organiser et encadrer les réunions publiques», a-t-elle estimé, «mais il faut que tout le monde puisse venir s’exprimer dans les universités». S’opposant à une interdiction générale, elle argue que «nos jeunes doivent former leurs idées».

Yaël Braun-Pivet en a profité pour raconter avoir déjà été confrontée personnellement à l’extrémisme d’étudiants lyonnais, qui avaient «saccagé» le lieu où elle devait se rendre pour une conférence. Et d’affirmer y être allée quand même.

Maud Bregeon appelle LFI à exclure Raphaël Arnault de son groupe parlementaire

Invitée de Franceinfo, la porte-parole du gouvernement demande au parti Insoumis d’exclure Raphaël Arnault de son groupe parlementaire «pour marquer cette clarification, pour dire non à la violence». Son assistant parlementaire Jacques-Elie Favrot fait partie des neuf personnes interpellées hier soir.

Maud Bregeon a encore ordonné au parti de «faire le ménage dans ses rangs», avant de plaider pour qu’il n’y ait : «plus jamais un député LFI au sein de l’Assemblée nationale».

Accès à l’Assemblée suspendu pour l’assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault : «une décision sans objet», pour Mathilde Panot

«C’est une décision sans objet», a commenté lundi sur LCP Mathilde Panot, présidente du groupe LFI, arguant que l’assistant parlementaire suspendu d’accès à l’Assemblée du député LFI Raphaël Arnault «a lui-même assuré qu’il se mettait en retrait de toute son activité». Elle a aussi déclaré que «Raphaël Arnault n’a rien à voir avec» l’agression mortelle, et avait «tout à fait» sa place au groupe.

Elle a également répondu qu’elle ne souhaitait «pas forcément» qu’il soit présent mardi à l’Assemblée, s’attendant à une séance de questions au gouvernement «extrêmement violentes». L’enquête «doit déterminer les responsabilités» mais «nous ne cautionnerons jamais qu’on frappe un homme à terre», a poursuivi la cheffe du groupe. «Nous romprions avec toute personne qui a participé à cela», a-t-elle ajouté.

«Conflictualité», «le bruit et la fureur», «action révolutionnaire»… La sémantique hostile de Mélenchon

Déclaration de Jean Luc Melenchon après le 1er tour de l’élection présidentielle.
Le Figaro

«Je suis le bruit et la fureur, le tumulte et le fracas», clamait Jean-Luc Mélenchon en novembre 2010 au congrès du Parti de gauche. La stratégie de la déflagration permanente vaut aujourd’hui à La France insoumise de concentrer les critiques après l’agression mortelle du jeune militant nationaliste Quentin Deranque.

Si l’enquête n’a pas encore permis d’établir avec certitude la responsabilité du groupe antifasciste La Jeune Garde, pointé du doigt par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, le gouvernement s’est empressé de dénoncer la «complaisance de La France insoumise (…) pour la violence politique», selon les mots de Gérald Darmanin. Même à gauche, Raphaël Glucksmann accuse LFI de «jeter de l’huile sur le feu» dans le débat politique.

Comprendre : la violence politique est à son paroxysme puisqu’elle est allée jusqu’au meurtre, et les troupes de Jean-Luc Mélenchon n’y sont pas étrangères. Depuis jeudi, c’est la stratégie de brutalisation, de polarisation du débat public des Insoumis qui est sur le banc des accusés, cette fameuse « conflictualité » de tous les instants qui se traduit à l’Assemblée nationale par un incessant chahut et lui a valu plus d’une fois son isolement à gauche. Une méthode pleinement assumée.


SÉMANTIQUE DE MÉLENCHON

Comment l’ultragauche impose sa vision à Sciences Po Lyon

Quatre jours après l’agression mortelle de Quentin, les portes de Sciences Po Lyon restent fermées en raison des vacances. À l’intérieur, un écran allumé annonce toujours la conférence de l’eurodéputée Rima Hassan organisée le jeudi 12 février à l’initiative de l’association étudiante Eurôka. Depuis plusieurs mois, cette association étudiante dédiée aux sujets « politiques et culturels » a fait la part belle aux figures de La France insoumise et aux élus de gauche lors de débats. Après Manuel Bompard en décembre dernier ou encore Emma Fourreau en octobre, l’opportunité d’accueillir Rima Hassan était trop belle pour ces étudiants. Mais aussi risquée.

Depuis la réforme des retraites, de nombreuses mobilisations ont secoué le campus de l’institut d’études politiques (IEP) lyonnais, voisin de l’université Lyon 2, habituée des perturbations estudiantines. En mars 2023, le collectif IEP en lutte et d’autres militants de gauche bloquent l’entrée du campus et multiplient les assemblées générales. L’année suivante, en répercussion du conflit israélo-palestinien et en pleine campagne pour les élections européennes, de nouvelles manifestations se tiennent et un amphithéâtre est occupé par les militants pendant près de 24 heures. Avant d’être expulsés par la police, ils sont rejoints par les Insoumises Mathilde Panot et Rima Hassan lors d’une visite surprise.


« LE DÉBAT N’EST PLUS POSSIBLE »

«La mort de Quentin n’est pas un «accident», mais un acte délibéré, martèle Jordan Bardella

Sur son compte X, Jordan Bardella évoque «les constats du procureur» qui sont, selon lui, «sans appel»«En évoquant la violence des coups portés à la tête de la victime, et en poursuivant les assaillants pour homicide volontaire, il prouve que la mort de Quentin n’est pas un “accident”, mais un acte délibéré», écrit le président du Rassemblement national.

«Ceux qui ont lynché ne pouvaient pas ignorer qu’ils tuaient», estime l’avocat Thibault de Montbrial

Formellement authentifiées par le procureur de Lyon, les images diffusées par TF1 de l’agression de Quentin D. et de deux de ses amis en marge d’une conférence donnée par Rima Hassan à l’université Lyon 2 sont «formelles» pour Thibault de Montbrial. Dans l’émission «Points de Vue» du Figaro TV, l’avocat décrit un «lynchage avec de multiples coups, à tel point que les victimes ne bougeaient plus».

«Et, très franchement, quand on a l’habitude des violences volontaires et des dossiers de lynchage, on a ici affaire à des gens qui ne peuvent pas ignorer qu’ils sont en train de tuer quelqu’un», ajoute celui qui défend en ce moment même Mickaëlle Paty dans le procès en appel de l’assassinat de Samuel Paty.

Neuf suspects, dont un assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault interpellés

Mardi 17 février, neuf suspects, dont un assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnaultont été interpellés mardi dans le cadre de l’enquête sur la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, roué de coups jeudi à Lyon.

Plusieurs d’entre eux, tous âgés d’une vingtaine d’années, seraient également fichés S, en lien avec leur appartenance à la Jeune Garde, une organisation « antifa » cofondée par le député Insoumis Raphaël Arnault dont le collaborateur parlementaire a été arrêté.

«Mon collaborateur Jacques-Elie Favrot a cessé toutes ses activités parlementaires», a écrit Raphaël Arnault sur X précisant avoir engagé dès lundi «les procédures pour mettre fin à son contrat».

À lire aussi

Neuf interpellations, dont Jacques-Élie Favrot, la plupart membres de la Jeune Garde… Ce que l’on sait de l’enquête autour du meurtre de Quentin

Bienvenue sur ce direct

Bonjour à tous et bienvenue sur ce direct consacré à l’agression mortelle par des militants d’ultragauche du jeune nationaliste Quentin Deranque jeudi dernier.

Les publications apparaîtront ici

Read More

NO COMMENTS

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here